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La France fait l'événement !

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Les événements français se multiplient avec succès au Japon  

Nouvelle exportation  
C’est une nouvelle source de devises en provenance du Japon pour la France, mais cette fois totalement virtuelle. Les événements français prennent racine dans l’Archipel depuis quelques années, signe que l’inventivité de l’Hexagone séduit le public japonais.
Depuis dix ans, La Folle Journée née à Nantes initie les Tokyoïtes à la musique classique en proposant une série de programmes courts et bon marché, concentrés le temps d’un week-end au Tokyo International Forum, au cœur de Yurakucho. « Nous avons réuni 6,5 millions de spectateurs depuis 2005 », se félicite le père de l’événement, René Martin, sur le site web de la manifestation japonaise. 2000 artistes se produisent au cours de 300 concerts.
Plus loin dans le temps, en 1988, c’est un Français, le père Gourraud, qui fonda le son et lumières Yagai-Geki à Hakodate. Inspiré du Puy du fou en Vendée, ce spectacle mobilise 2000 bénévoles pour raconter les grands moments de l’histoire de la ville.

Le vélo à l’honneur
D’autres événements s'implantent également : ainsi l’improbable Saitama Criterium. Ce rendez-vous des amoureux du vélo mobilise depuis 2013 les meilleurs coureurs de leur temps sur trois kilomètres de route en milieu urbain japonais. Les vedettes du Tour de France font le déplacement pour cette course unique au monde. Normal : les Japonais sont les téléspectateurs les plus mordus du « Tour ». « Il y avait 200.000 personnes le long du parcours dès la première édition, ce alors qu’un ouragan soufflait sur le parcours jusqu’au matin de la course », raconte Jean-Etienne Amaury, président d’Amaury Sport Organisation (ASO), qui organise le Tour de France et le Saitama Criterium. Les médias japonais couvrent de plus en plus cette course, attirés par les noms qui ont brillé lors du Tour de France : Chris Froome, Romain Bardet, John Degenkolb... Saitama, paisible cité-dortoir de la banlieue de Tokyo, n’en demandait pas tant. Quant aux coureurs, ils sont ravis. Le Saitama Criterium a lieu deux semaines après le début de leurs vacances, ce qui leur permet d’aborder cette course et de découvrir le Japon en toute sérénité. « Nous bénéficions de l’engouement pour le cyclisme dans toute l’Asie. Après s’être entiché du running et avoir multiplié les marathons, les Asiatiques s’intéressent désormais au vélo », décrypte Jean-Etienne Amaury. Dans un autre registre, la fameuse Nuit Blanche née à Paris, durant laquelle une déambulation entre lieux culturels est organisée toute la nuit, a pris racine à Kyoto depuis 2011.

Dîner en blanc
Dernier succès stupéfiant : le dîner en blanc. Cet événement est parti il y a des années de quelques chics fêlés français qui investissaient pour un pique-nique de nuit improvisé des lieux historiques avant que la police n’ait pu les en empêcher. Seule condition : être vêtu de blanc. Le mouvement a fait boule de neige, et est devenu mondial : New York, Singapour,... et maintenant Tokyo. 1600 personnes se sont réunies sur les pelouses du mythique mémorial Meiji le 3 octobre. Produit par l’agence événementielle Avexx Trax, le dîner était aussi l’occasion de performances artistiques originales. La liste d’attente pour 2016 est déjà ouverte. Les détenteurs de la licence, eux se frottent les mains.
La CCI est elle-même devenue productrice d’événement en lançant en 2015 Bonjour France. Cet événement, qui se tiendra mi-avril 2016 présentera au public japonais des producteurs français installés au magasin Isetan de Shinjuku. Il mettra en valeur l'art de vivre à la française en regroupant des événements culturels, commerciaux, populaires ou sportifs.

Succès
« Nous avions pensé un temps organiser le départ du tour de France à Tokyo, mais c’est beaucoup trop loin. Nous avons opté pour recréer l’ambiance du Tour au Japon. Les Japonais sont venus en très grand nombre dès la première édition du Saitama Criterium, attirés par la notoriété du Tour de France. Cette course n’a été pour l’instant organisée qu’au Japon mais nous avons été contactés pour des événements similaires à Hong Kong, en Corée du Sud ou à Singapour ». Jean-Etienne Amaury (ASO)

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