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Franciscains : Emeute à Tokyo

Un Franciscain provoque une émeute à Tokyo

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<texte>Audrey Besson, co-dirigeante du chocolatier-confiseur Zugmeyer, n’en revient pas : le Franciscain, gâteau fétiche de cette maison légendaire de Grenoble, est en tête de l’enquête de popularité du Matsuzakaya de Nagoya pendant son salon du chocolat ! Cette petite maison familiale de la région Rhône-Alpes se retrouve devant les vétérans Pierre Hermé et La Maison du Chocolat au terme de cet événement. Coup d’essai, coup de maître. « Incroyable ! », s’enthousiasme-t-elle. « La Saint Valentin au Japon a ceci de particulier que les femmes offrent uniquement des chocolats à leur amoureux et aux personnes qu’elles apprécient », explique-t-elle, stupéfaite de l’engouement pour ses produits. Mais Audrey Besson est sur tous les fronts. « À Nagoya, on a dû limiter le nombre de boîtes par personne. A Kyoto, on s’est retrouvé en rupture de stock. Ici, c’est la folie ». Ce jour-là, elle se trouve devant le stand Zugmeyer de la foire au chocolat annuelle du grand magasin Odakyu de Shinjuku. Une fois encore, son Franciscain déclenche une émeute.

Réussite immédiate
Réussir au Japon ne prend pas forcément du temps. Au terme de son deuxième voyage dans l’Archipel, Zugmeyer est déjà devenu une référence. Audrey Besson se rappelle les circonstances de son premier séjour en mai dernier : « nous avions bénéficié d’un prix pour un voyage d’affaires via Air France dans le lieu de notre choix. Nous avions choisi d’aller loin ». Ce sera Tokyo. « Nous avons tout de suite suscité l’intérêt de beaucoup d’importateurs. L’un d’entre eux s’est montré passionné. Il a été très précis dans ses demandes, a posé énormément de questions... Ça nous a mis en confiance ». Ils signent un contrat en octobre et livrent leurs premiers chocolats dès décembre. Après cette première Saint Valentin réussie, Zugmeyer envisage d’avoir son propre corner dans un grand magasin. « Nous sommes très fiers d’être distribués au Japon. C’est formidable de commencer nos exportations ici ! », indique Audrey Besson. La clé de la réussite : « le service commercial de la Chambre de commerce. Il nous a énormément aidés », révèle Audrey Besson.
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