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2400 MILLIARDS

Le Japon vend de plus en plus de matière grise. En 2015, il a vendu 2400 milliards de yens de plus que ce qu’il a acheté en propriété intellectuelle (licences, brevets...). En dix ans cet “excédent de la balance intellectuelle” du Japon a été multiplié par cinq. Les secteurs les plus dynamiques sont l’automobile, la pharmacie et les télécommunications. C’est un changement historique : jusqu’au début des années 2000 le Japon achetait plus de propriété intellectuelle qu’il n’en vendait. Les trois quarts de ces exportations ont été réalisées par des filiales d’entreprises japonaises à l’étranger, non par des entreprises étrangères qui auraient racheté une technologie ou un brevet au Japon.

3904

Les accidents de la route au Japon ont atteint un plus-bas de 67 ans en 2016, avec 3904 décès, selon l’Agence de Police Nationale (NPA). Le nombre de tués ne cesse de diminuer depuis les années 90, conséquence “de véhicules plus sûrs, d’une meilleure prise en charge des victimes, de campagnes de prévention routière et de meilleures routes” estime la police. Le nombre d’accidents (499.232) et de blessés (617.931) a aussi reculé, chacun de 7% par rapport à 2015. D’ici 2020 l’agence veut passer sous la barre des 2500 morts et des 500.000 victimes. L’année la plus noire de l’automobile japonaise fut 1970, avec 16.765 tués, alors que les ventes de véhicules neufs étaient cinq fois inférieures environ aux ventes en 2016. Carlos Ghosn a annoncé que Nissan était en train de concevoir des voitures “zéro émission, zéro accident”.

0,5%

Le Japon doit absolument améliorer sa productivité sous peine de voir son niveau de vie s’effondrer dans les prochaines années. C’est la conclusion d’une série d’articles de l’économiste Richard Katz. Depuis 2006, le pays a vu sa productivité par travailleur progresser en moyenne de 0,5% par an ; soit moins que pendant les années 90 (+0,7%an) et beaucoup moins que pendant les années 80 (+3,5%/an). Un rythme beaucoup trop faible et qui risque de décélérer encore en raison du vieillissement de la population japonaise. Au Japon, la population active diminue deux fois plus vite que celle des inactifs (enfants et personnes âgées), rendant le soutien financier des seconds par les premiers de plus en plus délicat. “Davantage que la formation du capital, l’innovation ou l’investissement, les facteurs démographiques expliquent les gains de productivité sur le long terme” explique Damien Boey, de Crédit Suisse. “L’innovation est certes importante, mais la capacité des gens à l’utiliser et à l’assimiler est la vraie clé” de la productivité, observe-t-il. “D’ici 2060, si le rythme de 0,5% de gain de productivité par an se maintient, la productivité par actif aura crû de 25% mais celle par personne aura crû de 6% et le PIB du Japon aura reculé de 28% !”, alerte Richard Katz.

600 MILLIARDS

En 2013, Donald Trump a menacé le Japon de lui demander de prendre davantage en charge le coût de sa protection militaire par les États-Unis. Touché ! Aujourd’hui l’Archipel dépense déjà environ 761 milliards de yens par an pour héberger les troupes américaines, soit 55% de leur coût total. Son effort budgétaire se distingue par ce que la presse a appelé l’omoiyari yôsan (“budget amical”), un poste de dépenses affecté à des coûts de fonctionnement (électricité, salaires des employés locaux...) qui étaient à l’origine payés par Washington. Si le nouveau président américain exigeait que le Japon prenne l’intégralité de la présence amé- ricaine en charge, il devrait augmenter ses dépenses militaires de 600 milliards. Ce qui semble difficile compte tenu de sa situation budgétaire très délicate. Aujourd’hui les dépenses militaires du Japon mobilisent 5% de son budget national et représentent 1% de son PIB.

FJE-149