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1,85 M

Comment ont fait les Japonais ?
Selon une passionnante étude de BNP Paribas, le nombre de Japonais au travail a augmenté de 1,85 millions de personnes depuis que Shinzo Abe est arrivé au pouvoir. Ce dans un contexte de diminution de la population active ! “Au cours de la seule année 2016 la part des plus de 15 ans est restée stable mais le nombre de personnes au travail a aug­menté de 640.000 personnes et celui des chômeurs a reculé de 140.000 personnes. Une belle réussite”, salue Ryutaro Kono, l’économiste auteur de l’étude. Derrière ces chiffres stupéfiants : l’enrôlement au travail de plus en plus de Japonais en âge de travailler (85% des hommes et 68% des femmes entre 15 et 64 ans travaillent aujourd’hui au Japon) et le bond de la participation des plus de 65 ans, en particulier la tranche 65-69 ans des hommes. 44% de ces derniers occupent un emploi aujourd’hui. Les entreprises doivent, par la loi, proposer un emploi à leurs employés après 65 ans. Les plus de 70 ans en revanche devraient continuer à ne pas travailler pour la plupart d’entre eux : l’espérance de vie en bonne santé tourne autour de 70 ans au Japon. Ryutaro Kono conclut son étude en montrant que le Japon ne peut plus augmenter le nombre de travailleurs au vu de l’accélération de son déclin démographique : la part des plus de 15 ans a diminué de 2 mil­lions de personnes en 2016 !

17 mois

En mars le Japon a enregistré pour le 17e mois consécutif un excédent commercial. Il semble bel et bien sorti du rouge. En valeur les exportations affichent une solide croissance. L’inquiétude vient plutôt des volumes : sur ce front-là le Japon exporte toujours moins qu’avant 2008, au moment du choc Lehman.

30%

C’est la part du Japon dans les importations mondiales de gaz naturel (GNL). Celui-ci représente également 27% de la production d’électricité de la troisième économie mondiale. Une ressource vitale dont le Japon vient de "libéraliser" le marché avec deux objectifs : rendre le Japon plus indépendant par une diversification de ses sources d’approvisionnement et réduire l’impact de l’exploitation du GNL sur l’environnement. Pour le premier objectif, Tokyo compte sur le développement rapide des offres américaine et australienne de GNL, rendu possible notamment par l’exploitation des fameux gaz de schiste. L’Australie et les États-Unis pourraient devenir dans quelques années respectivement les premier et deuxième exportateur de GNL. Le second tient dans la relative faiblesse d’émissions de gaz à effet de serre du GNL par rapport aux autres énergies fossiles et dans l’excellente compatibilité entre le gaz et les énergies renouvelables.
La libéralisation du marché se traduira-t-elle par des bouleversements dans cette industrie ? À en juger par l’absence totale de changement qui a suivi la libéralisation du marché de l’électricité en 2016, il est très probable que rien, en réalité, ne change de ce côté.

276 milliards de yens

C’est le montant des investissements au Japon dans des start-up en 2016 selon le consultant Japan Venture Research. 20% du total provient d’universités japonaises. 53 nouveaux fonds d’investissement, soit 1 par semaine, ont été créés l’an dernier.

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