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Miyawaki Baisenan, grande maison d'éventails de Kyoto

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Fondée à Kyoto en 1823, Miyawaki Baisenan est aujourd’hui l’une des plus illustres maisons d’éventails japonais au Japon. Le plafond du magasin principal, situé en plein cœur de l’ancienne capitale, a été décoré par 48 grands maîtres-peintres tels que Tessai Tomioka ou Seiho Takeuchi. Miyawaki Baisenan possède également une boutique à Tokyo et est présent sur tout l’archipel à travers le réseau des grands magasins, les depato.

On dit que l’éventail plié est une invention japonaise. A l’époque où il n’y avait pas encore de papier, les gens écrivaient sur de fines planches de bois assemblées sous forme de cahier. Cette monture serait le prototype de l’éventail qui, aujourd’hui, est fabriqué à base de papier et de bambou. Plus d’une vingtaine d’étapes sont nécessaires à la fabrication d’un éventail qui « passe 87 fois entre les mains de l’artisan » avant d’être fini. Miyawaki Baisenan confectionne des éventails pour son usage premier – s’éventer, mais aussi pour d’autres occasions comme la cérémonie du thé, la danse traditionnelle japonaise ou encore en tant qu’objet décoratif.

A l’heure où les éventails made in China mènent la vie dure aux fabricants japonais, Miyawaki Baisenan tente de se démarquer de la concurrence en maintenant un très haut niveau de qualité sous le label « Kyoto ». En plus des articles proposés à la vente, il produit des éventails sur-mesure pour les entreprises, les artistes des univers du thé et de la danse japonaise, les monastères, les sanctuaires et même pour la famille royale. « Le marché est comprimé par les éventails bon marché en provenance de Chine mais nous croyons fermement en la qualité de nos produits », confie le Directeur M. Tadamasa Minami.

Miyawaki Baisenan a déjà fabriqué des éventails pour une marque française et des produits originaux pour le Musée national du Qatar.
« Tout en respectant notre savoir-faire traditionnel, nous voudrions intégrer une essence nouvelle à travers des collaborations avec d’autres marques. Les matières de base aujourd’hui sont le papier et le bambou mais nous pourrions envisager l’utilisation d’autres produits », poursuit M. Minami.

Avant d’évoquer une anecdote : « le père de l’éclairage électrique Thomas Edison eu l’idée de choisir une tige de bambou pour sa lampe à incandescence en contemplant l’éventail de son laboratoire. On dit aussi qu’il aurait envoyé un émissaire à Kyoto pour aller chercher les montures en bambou. »
Monsieur Minami espère que les étrangers, et notamment les Français, sauront apprécier ces éventails artisanaux, reflet de la tradition et du savoir-faire ancestral du Japon.