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« Le Royaume-Uni en Europe, c'est terminé » : Jean-Yves le Drian a averti en termes peu diplomatiques ses hôtes japonais lors de sa visite. Les investisseurs japonais ont toujours privilégié la voisine de la France pour attaquer l'Union Européenne.
« Le Royaume-Uni a reçu la moitié de la totalité de l'investissement japonais en Europe » rappelle la chercheuse Irina Angelescu, de la fondation Sasakawa, dans un récent article. Il accueille aujourd'hui plus de 1000 entreprises nippones, et leurs 100.000 employés, soit un quart de l'emploi "japonais" en Europe. Or le Brexit a mis cette relation en danger mortel, en particulier dans l'industrie manufacturière. Un exemple ? Honda. Le constructeur nippon représente 8% de la production automobile britannique ; si des droits de douane de 10% sont levés entre la Grande-Bretagne et l'Union Européenne, comme c'est envisagé, il a prévenu qu'il ne « pourra pas les supporter ». La finance japonaise déménage progressivement à Francfort et Amsterdam (bonsoir Paris). Les maisons de négoce, qui prospectent chacune des marchés nationaux, sont dans l'expectative.

Cinq ans après que Shinzo Abe ait accédé au poste de Premier ministre et Haruhiko Kuroda à celui de gouverneur de la Banque du Japon, la déflation n'est plus là mais l'inflation n'est toujours pas arrivée. Les deux dirigeants avaient promis de terrasser la déflation, en laquelle ils voyaient une cause (et non une conséquence) des maux de l'économie japonaise. Haruhiko Kuroda avait promis qu'il atteindrait 2% d'inflation« en deux ans » en 2013. Cinq ans plus  tard  l'indice  des prix produits frais et énergie, indicateur de référence  pour la banque centrale, lambine à 0,3%.

ET DE 8 !
Le Japon a enregistré une hausse de son produit intérieur brut pour la huitième  fois  consécutive, au dernier trimestre calendaire 2017. Tous les voyants semblent désormais au vert, des exportations à la consommation intérieure en passant par l'investissement. Mais les salaires stagnent, tandis que les prix des produits de nécessité, en particulier les produits agro-alimentaires, s'envolent. « Les ventes de salade baissent, mais celles de soja, moins cher,  sont en hausse », explique une ménagère japonaise en train de faire ses courses.

23,8%

La part consacrée au remboursement de la dette absorbe aujourd'hui un quart (23,8%) du budget 2018 de l'Etat japonais. L'enveloppe restante est absorbée pour près de la moitié (45%!) par les dépenses de sécurité sociale. Le reste est ventilé entre les travaux publics, les dépenses d'éducation et les dépenses militaires à égalité (5% par poste), puis dans d'autres postes plus flous (subventions locales, promotion de PMEs). L'arrivée à partir de 2020 de la génération des baby-boomers, nés à partir de 1945, à l'âge de 75 ans, à partir duquel les problèmes de santé sérieux, et leurs coûteuses réponses, commencent, devrait davantage encore augmenter la part des dépenses de santé dans le budget de l'État.

0,53%

Le gouvernement japonais veut réformer les mœurs du travail au Japon, mais a-t-il les moyens de ses ambitions ? L'Archipel compte 0,53 inspecteur du travail pour 10.000 employés. Soit beaucoup moins que la France (0,74) et près de 4 fois moins que l'Allemagne (1,89 !), selon les chiffres du ministère du Travail japonais.

 

 

FJE-153