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Flexi-solaire

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FLEXI-SOLAIRE

LA CELLULE PHOTOVOLTAÏQUE DU FUTUR est flexible et peut-être japonaise. Sekisui Chemical et Panasonic ont développé un nouveau type de cellule facile à produire et pouvant se poser sur les surfaces courbes. Ces cellules dites « à pérovskites » pourraient être déployées sur de nouveaux supports (les automobiles, les colonnes...) afin de recueillir l’énergie solaire. Elles pèsent 80% de moins que les cellules en silicium en vente aujourd’hui. Problème : elles durent deux fois moins longtemps que les cellules en silicium et leur production nécessite des matériaux très toxiques (plomb, étain...).


LA MONNAIE VIRTUELLE EST BIEN RÉELLE

L’AGENCE DES SERVICES FINANCIERS (FSA) a rendu un rapport dressant l’état des lieux du bitcoin au Japon. Après la découverte du « casse virtuel » d’une des plateformes d’échange de bitcoin portant sur 500 millions de dollars de bitcoin, la FSA a voulu prendre la mesure de ce secteur encore méconnu. D’autant que le yen demeure la principale monnaie investie sur les plateformes mondiales d’échange (57,7% des transactions sont à partir de yens, contre 20,4% en dollars et 3,1% en euros). Sa conclusion : au moins 3,5 millions de Japonais utilisent déjà des bitcoins. 84% desdits utilisateurs ont entre 20 et 50 ans (mais l’étude relève que 15.000 utilisateurs ont « entre 10 et 20 ans » ...). Le chiffre le plus impressionnant de l’étude est celui de l’activité de trading autour du bitcoin, passé entre 2014 et 2017 au Japon de 2 millions à 564 milliards de dollars. La FSA note que l’activité explose depuis octobre dernier.


HEROZ

APRÈS LES ÉCHECS ET JEOPARDY, les humains ont aussi perdu face au robot au shogi. La startup Heroz a conçu une application qui a battu le jeune prodige japonais de ce jeu, Amahiko Sato. Depuis, l’application a été chargée plus de quatre millions de fois. Mais qu’on se rassure : les humains restent fous. Le jour de son introduction en Bourse, Heroz a vu le cours de son action multiplié par onze. Sa capitalisation boursière a un temps dépassé 1,5 milliard de dollars, en faisant la plus grosse introduction en Bourse de l’année.


RARES... ET INACCESSIBLES

SELON L’INSTITUT DE RECHERCHES JAMSTEC, l’Archipel dispose dans ses fonds marins de l’équivalent de centaines d’années d’approvisionnement de terres rares : 780 ans d’yttrium, 620 ans d’europium, 730 ans de dysprosium... Ces appellations exotiques recouvrent des terres clés pour l’industrie manufacturière de demain, notamment dans les composants des moteurs électriques, des turbines d’éoliennes, des écrans de nos ordinateurs... Problème : ces ressources demeurent inaccessibles : « c’est comme si vous aviez trouvé des gisements sur un astéroïde », balaye le chercheur David Abraham interrogé par Earther. Le consultant Jack Lifton est, lui, dithyrambique : « Ces gisements se trouvent non dans de la roche mais dans de la boue déposée sur les fonds sous-marins. Ils sont donc beaucoup plus faciles à récupérer ».

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