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Gaz naturel : la liquéfaction du marché

L’Archipel se rêve en hub global de cette ressource

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30% des importations mondiales : c’est le poids colossal du Japon sur le marché du gaz naturel. L’Archipel a historiquement placé cette ressource au tout premier plan. Il lui a encore réservé une place de choix dans son bouquet énergétique futur : le gaz naturel liquide (GNL) devrait compter pour 27% de sa production énergétique d’ici 2030. Deux fois moins polluant que le pétrole ou le charbon pour la production d’électricité, il est perçu comme le meilleur compromis entre énergies fossiles et énergies renouve­lables. Surtout, le Japon se rêve en pla­teforme d’un marché du GNL fluide et transparent. Explication : le cours du gaz naturel est indexé sur celui du pétrole depuis les années soixante. « Il y avait une logique à cela : ce sont les mêmes investisseurs qui partent à la recherche des énergies, gaz ou pétrole, avec les mêmes moyens », rappelle Daniel Lauré, qui représente Total au Japon.

LIQUÉFIER

Le marché mondial du gaz demeure peu flexible en raison de pratiques (contrats de long terme plutôt que de court terme…), de règles (clauses de destination interdisant la revente du gaz en dehors du pays acheteur) et d’une mauvaise appréciation de l’équi­libre entre demande et offre de gaz. Le Japon et plusieurs pays d’Asie (dont la Chine) tentent d’établir un marché mondial fluide et transparent dont les cours seraient décorrélés de celui de l’or noir. « Mettre en place un indice du gaz est un processus long. Mais avec l’émergence de petits hubs en Asie, on va dans le bon sens », veut croire Daniel Lauré.

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